Boutique Biologiquement.comLe curcuma bio, l’épice anti-cancer à l’étude en laboratoire

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Le curcuma bio antioxydant, l’épice anti-cancer à l’étude en laboratoire

Passées les essais en laboratoires sur des souris, les premières études, encore en cours depuis 2007, sur des hommes en hôpital ont déjà donné des résultats encourageants. Des propriétés antioxydantes, anti-cancer et anti-cholestérol…focus sur cet épice à la saveur poivrée !

Article publié le 12 mars 2009
PAR Christine Briquet |

Le curcuma contient plus d’une douzaine de composés phénoliques qui produisent différents effets bénéfiques pour la santé. Ils fonctionnent comme de puissants antioxydants et l’un d’entre eux, la curcumine, a d’importantes propriétés anticancéreuses.

Le curcuma bio, l’épice anti-cancer à l’étude en laboratoire
Le curcuma bio, l’épice anti-cancer à l’étude en laboratoire

Antioxydants

Utilisé comme épice et colorant dans les préparations alimentaires, le curcuma (Curcuma longa) ou safran des Indes ou safran bourbon est le rhizome d’une plante herbacée vivace originaire du sud de l’Asie, de la même famille que le gingembre. Il est largement cultivé en Inde, mais aussi dans d’autres pays comme la Chine, Taiwan, le Japon, la Birmanie, l’Indonésie et l’Afrique.
Pour préparer la poudre, il faut faire bouillir le rhizome, ôter sa peau, le faire sécher au soleil, puis le réduire en poudre comme épice. Il entre couramment dans les mélanges d’épices de la cuisine indienne, en particulier le cari ou curry auquel il donne sa couleur jaune brillante… Sa saveur est poivrée et amère.
Le curcuma est utilisé depuis de longues années en médecine traditionnelle, notamment en Inde, pour traiter toute une variété d’indispositions : problèmes gastro-intestinaux, inflammation, maux de tête, infections et rhumes.
D’après une étude, le curcuma se situe au 5e rang parmi plus de 1 000 aliments quant à son contenu en antioxydants. Comme une portion usuelle de curcuma se situe plutôt autour de 2 g (5 ml), il contribue tout de même moins que d’autres aliments à notre apport quotidien en antioxydants. Pour un bilan nutritionnel et l’évaluation de votre apport en antioxydant

La curcumine aide à prévenir la croissance des tumeurs

Dans son livre Anticancer, le Dr David Servan-Schreiber, fait grand cas du curcuma pour ses fonctions antioxydantes et anti-inflammatoires.
Il semble y avoir un lien entre la consommation élevée de curcuma et la faible incidence de certains cancers en Inde et dans d’autres pays asiatiques, endroits où l’on en consomme beaucoup. Certains auteurs supposent que la consommation de 1 c. à thé (5 ml) de curcuma par jour fournirait la quantité de curcumine nécessaire pour un effet préventif.
Le « Journal of National Institut of Cancer » a publié un article le 29 avril 2008 retraçant l’ensemble des recherches effectuées sur les vertus du curcuma. La plus importante de ses qualités est sa capacité antioxydante de neutraliser les radicaux libres. L’effet protecteur de la curcumine contre les dommages radicalaires sur les lipides de l’ADN peut servir de mécanisme significatif pour aider à réduire le risque de cancer chez certains individus.
Un certain nombre de données montrent que la curcumine pourrait inhiber l’incidence et la progression de tumeurs du sein. Dans une expérience, 54 rats ont été soumis à des radiations pour induire le développement d’un cancer. Un groupe d’animaux a reçu ensuite de la curcumine alors que l’autre groupe ne recevait rien. Les résultats ont montré une incidence de tumeurs mammaires beaucoup plus faible (18,5%) chez les animaux supplémentés que dans le groupe témoin (70,3%). De plus, le développement de la tumeur était retardée de six mois dans le groupe ayant reçu de la curcumine.
Mais les effets anti-cancer de la curcumine ne sont pas limités au cancer du sein. Dans deux études récentes, des chercheurs de l’Université Columbia de New York ont examiné les qualités thérapeutiques potentielles de la curcumine contre le cancer de la prostate. C’est aussi un agent de chimioprévention efficace des cancers colorectaux chez les rongeurs (des essais cliniques chez des volontaires sont en cours)

Troubles gastro-intestinaux

Le curcuma est traditionnellement utilisé pour traiter des troubles gastro-intestinaux, tels l’inflammation et les ulcères d’estomac. Selon des études, la consommation quotidienne de 3 g de curcuma pendant 12 semaines s’est soldée en une régression complète des ulcères d’estomac chez 75 % des sujets.

La curcumine abaisse les niveaux de cholestérol

Quelques études ont démontré l’efficacité d’un extrait de curcuma dans la prévention de l’oxydation des LDL, le mauvais cholestérol. Ces résultats laissent présager que le curcuma peut prévenir l’apparition d’athérosclérose et d’autres facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.
Ainsi, les taux de cholestérols d’animaux nourris avec de petites doses de curcumine ont chuté de 50% par rapport à ceux d’animaux n’ayant pas reçu de curcumine. Le nutriment réduit les niveaux de cholestérol en interférant sur son absorption intestinale en augmentant l’excrétion des acides biliaires. En 1992, une étude indienne a montré que chez 10 volontaires prenant de la curcumine, les niveaux bénéfiques de HDL ont augmenté de 29% en seulement sept jours. Dans le même temps, le cholestérol total diminuait de 11,6% et la peroxydation lipidique était réduite de 33%.

Maladie d’Alzheimer, des constats mais pas d’étude scientifique

La maladie d’Alzheimer est moins répandue dans certaines populations de l’Inde, comparativement à d’autres pays. Une des raisons invoquées pour expliquer cette observation était la consommation élevée de curcuma en Inde, mais cette explication n’est toujours pas appuyée par des données scientifiques. La curcumine pourrait également aider à stimuler les cellules du système immunitaire qui engloutissent les protéines du cerveau qui marquent la maladie d’Alzheimer

Précautions

La consommation de grandes quantités de curcuma avec la prise de médicaments pour le sang (telle l’aspirine) pourrait avoir un effet anticoagulant additionnel et augmenter les risques de saignement. En cas de maladie déclarée, ces conseils ne se substituent aucunement à votre traitement médical mais apporte un accompagnement à mettre en place avec le soutien de vos médecins.

Curcuma et poivre, le duo gagnant

Le rhizome frais est plus savoureux que la poudre, mais on le trouve difficilement en Occident. Le curcuma est de plus en plus irradié, le mieux est donc de s’en procurer en culture biologique dans les magasins de produits naturels. Enfin, l’association de curcuma et de pipérine, l’une des molécules active présente dans le poivre noir, augmente l’absorption du curcuma de 154%. Lorsque le poivre est absorbé à hauteur de 20mg par kilogramme de poids, la biodisponibilité du curcuma augmente alors de 2000%.

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