LES BIENFAITS DU CURCUMA

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Les bienfaits du curcuma ont été reconnues par la médecine chinoise et ayurvédique des centaines d’années.

Communément appelé Haldi, le curcuma est un ingrédient de base dans le seul faisant foi currys indiens. Il est également plus important dans bangladais, pakistanais, malaisiens, du Sri Lanka ainsi que des cuisines indonésiennes car il est un élément de base de leur préparation des aliments ainsi.
curcuma (aka curcumalonga) est une plante vivace de la famille du gingembre “Zingiberaceae» qui pousse en Asie du Sud et récoltées pour ses rhizomes qui sont réduits en une poudre jaune-orange. Le curcuma est une source de fibres alimentaires, vitamine C, vitamine B6, niacine, manganèse, fer, potassium, magnésium, acides gras oméga 3, oméga 6 acides gras et des phytostérols.

LES BIENFAITS DU CURCUMA
LES BIENFAITS DU CURCUMA

Récemment, il a gagné en popularité en raison de certaines études indiquant que les bénéfices de curcuma notre santé mentale et physique de la façon suivante:

Protège contre la maladie d’Alzheimer: Lorsqu’elle est associée à la vitamine D, la curcumine (un extrait présente dans le curcuma) permet de protéger contre la maladie d’Alzheimer. La recherche a montré que dans certaines villes et villages en Inde, où l’utilisation du curcuma est particulièrement élevé, il ya presque aucun cas de la maladie d’Alzheimer.
Anti cancer: Les études préliminaires sur les possibilités anticancéreux curcuma le point de sa capacité à empêcher la formation de cancérigènes enzymes, de réduire le risque de cellules cancéreuses et la formation-croissance cellulaire. Une nouvelle recherche effectuée au Centre de recherche sur le cancer Cork a conclu que la curcumine a commencé à tuer les cellules cancer de l’œsophage dans les 24 heures.

Protéger contre l’arthrite: Les puissantes propriétés anti-inflammatoires du curcuma ont longtemps été réalisés en médecine ayurvédique indienne et ancienne dans le traitement de troubles inflammatoires, y compris l’arthrite et la polyarthrite rhumatoïde. Les chercheurs ont découvert qu’un extrait de curcuma qui était libre d’huiles essentielles et contient la curcumine a été le plus effetive à bloquer l’apparition de la polyarthrite rhumatoïde chez les rats. L’extrait semble fonctionner en empêchant une protéine (appelée NF-KB) d’être activé dans la commune. Cette protéine a été associée à une inflammation accrue. L’extrait a aussi bloqué une voie associée à la perte osseuse, ce qui indique qu’il peut y avoir des avantages pour l’ostéoporose.
Anti diabète: La curcumine peut aider à maintenir la glycémie en échec et, à son tour, réduire le risque de diabète de type 2. La curcumine peut aider à maintenir la glycémie en échec et, à son tour, réduire le risque de diabète de type 2. Une étude réalisée par des chercheurs de Columbia University Medical Center a observé des souris obèses nourris avec le curcuma et a constaté que les souris présentaient une réduction significative de la résistance à l’insuline et une diminution AA dans le foie et une inflammation des tissus adipeux, à la fois des mesures positives dans la prévention de diabète de type 2.
Bonne pour l’estomac: La curcumine aide à augmenter la teneur en mucus dans les sucs gastriques, ce qui peut rendre utile pour les troubles de l’estomac. Ceux qui souffrent de syndrome du côlon irritable peuvent trouver du curcuma pour les aider dans leur système digestif.
Avantages du foie: Le curcuma a des effets sur le foie-protection, en aidant à réduire les dommages causés par des agents pathogènes et des composés toxiques comme les métaux lourds, rayonnements, produits chimiques de la nicotine et les autres.
cicatrisation des plaies: Le curcuma a des propriétés antiseptiques et analgésiques. Dans les temps anciens, le curcuma a été appliqué sur les plaies et coupures, afin de les guérir, et aussi pour éviter les infections, en même temps. Le curcuma est aussi un analgésique naturel peut donc être utilisée après une blessure.
Renforcer les os: Vous devriez boire un verre de jus trimestre curcuma chaque nuit, avec du lait car il renforce les os et réduit le risque de développer l’ostéoporose.
Maladies cardiaques: oxydé causes des dommages des vaisseaux sanguins et la plaque construit. Le curcuma est efficace pour prévenir l’oxydation du cholestérol de se produire, ce qui réduit les chances de troubles cardiovasculaires.
Avantages pour la peau: Le curcuma est un remède très efficace pour les troubles de la peau comme les taches, l’acné, la sécheresse ou la décoloration. Mélanger le curcuma dans votre crème pour le visage et appliquez sur les zones problématiques. Il peut être utilisé en combinaison avec le bois de santal, et le lait comme un masque de beauté rajeunissant qui aide à améliorer le teint lorsqu’ils sont utilisés régulièrement. Dans le cas de la variole et la varicelle, le curcuma est appliquée sous forme de poudre ou de pâte à faciliter le processus de formation de croûtes.
Avantages pour cheveux: Il peut être utilisé pour le traitement des pellicules, et les colorants capillaires et teintures. extraits de plantes sont utilisés comme curcuma stimulateurs de croissance des cheveux.
Traiter uvéite (inflammation de l’œil): Uvéite affecte la couche blanche externe de l’œil et la rétine. curcuma en poudre peut être utile dans le traitement de l’inflammation de l’uvée.

Curcuma bio principes actifs et propriétés

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POURQUOI METTRE LE CURCUMA BIO ANTIOXYDANT NATUREL PUISSANT AU MENU?

Il donne une belle pigmentation jaune au riz, aux pommes de terre et autres plats peu colorés.
Il corrige l’acidité de certains mets.
Il parfume les soupes, les currys, les tajines, même les glaces.

Cette épice fortement antioxydante pourrait exercer des effets anticancer.
Le curcuma moulu est une source de fer et de manganèse, deux minéraux essentiels.

Profil santé

Le curcuma est utilisé autant comme épice que comme colorant dans les préparations alimentaires. Il est d’ailleurs l’un des principaux constituants du cari (curry), un mélange d’épices particulièrement employé en cuisine indienne. Encore peu d’études ont évalué les effets de la consommation de curcuma. De plus, la plupart d’entre elles ont utilisé du curcuma (ou ses principes actifs) en quantités supérieures à ce qui pourrait être consommé couramment, relevant alors davantage du supplément que de l’épice usuelle (à ce sujet, voir la fiche Curcuma (psn)).

Principes actifs et propriétés

Absorption de la curcumine
Au moment de l’ingestion de curcuma, seulement une faible proportion de la curcumine est absorbée dans l’organisme. Par contre, la consommation simultanée de poivre augmente grandement la biodisponibilité de la curcumine. Ainsi, l’ajout de poivre à un mets contenant du curcuma est une façon simple d’accroître le potentiel thérapeutique de la curcumine.

Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Dans une étude, le curcuma se situe au cinquième rang quant à son contenu en antioxydants parmi plus de 1 000 aliments analysés (calculé à partir de 100 g d’aliment). Comme une portion usuelle de curcuma se situe plutôt autour de 2 g (5 ml), il contribue tout de même moins que d’autres aliments à notre apport quotidien en antioxydants. Le curcuma contient des flavonoïdes et des composés phénoliques, mais c’est la curcumine qui est considérée comme étant son principal composé antioxydant.

Curcumine. La curcumine est un composé de la famille des curcuminoïdes. Elle présente différentes propriétés qui ont principalement été démontrées par des études effectuées in vitro ainsi que chez l’anima. Entre autres, l’effet antioxydant de la curcumine laisse entrevoir un effet protecteur contre les maladies reliées au stress oxydatif (telles les maladies cardiovasculaires et la maladie d’Alzheimer). La curcumine présente aussi des propriétés anti-inflammatoires et pourrait participer à la prévention du cancer à plusieurs étapes de son développement. Ces effets bénéfiques n’ont pas tous été étudiés chez l’humain et les quantités de curcuma nécessaires pour les observer ne sont pas toujours précisées.
Cancer. Le curcuma occupe une place importante dans l’alimentation des populations de l’Inde, qui en consomment jusqu’à 2 g par jour. Bien qu’aucune étude ne le démontre directement, il semble y avoir un lien entre la consommation particulièrement élevée de curcuma et la faible incidence de certains cancers (comme le cancer colorectal) en Inde et dans d’autres pays asiatiques. Chez des fumeurs, un essai clinique a démontré que la consommation quotidienne de 1,5 g de curcuma pendant 30 jours diminuait les composés cancérigènes présents dans l’organisme. D’autres études préliminaires démontrent une potentielle activité anticancer de la curcumine lorsque consommée en quantités souvent supérieures à ce qui pourrait être consommé quotidiennement sous forme de curcuma. Plusieurs études réalisées chez l’animal et in vitro appuient cet effet protecteur de la curcumine, particulièrement contre les cancers gastro-intestinal et colorectal. Même si les mécanismes d’action restent encore à être élucidés, c’est par ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires que la curcumine pourrait exercer ses effets anticancer. Certains auteurs supposent que la consommation de 1 c. à thé (5 ml) de curcuma par jour pourrait fournir la quantité de curcumine nécessaire pour exercer un effet préventif contre le cancer.

Troubles gastro-intestinaux. Le curcuma est traditionnellement utilisé pour traiter différents troubles gastro-intestinaux, tels l’inflammation et les ulcères d’estomac. En ce sens, il a été démontré qu’un extrait de curcuma inhibe la sécrétion d’acide gastrique chez l’animal, pouvant ainsi diminuer la formation d’ulcères. La curcumine ne semblant pas être responsable de ces effets, d’autres études devront être faites pour découvrir quels principes actifs contribuent à ces effets. Par ailleurs, la consommation quotidienne de 3 g de curcuma pendant 12 semaines s’est soldée en une régression complète des ulcères d’estomac chez 75 % des sujets. Par contre, cette étude n’a pas utilisé de groupe témoin (placebo) et d’autres études réalisées chez l’animal ont démontré des effets opposés. Ainsi, des études cliniques mieux contrôlées devront être réalisées avant d’encourager la consommation de curcuma pour le traitement des ulcères d’estomac.

Système cardiovasculaire. Quelques études ont démontré l’efficacité d’un extrait de curcuma dans la prévention de l’oxydation du cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol) ainsi que pour diminuer le cholestérol total chez l’animal. Il est de plus en plus clair que la curcumine ainsi que ses métabolites (obtenus durant la conversion de la curcumine en d’autres composés dans l’organisme) seraient en partie responsables de ces effets. Ces résultats laissent présager que le curcuma pourrait prévenir l’apparition d’athérosclérose et d’autres facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, mais davantage d’études chez l’humain sont requises.

Maladie d’Alzheimer. Des études épidémiologiques ont démontré que la prévalence de maladie d’Alzheimer était plus faible dans certaines populations de l’Inde comparativement à d’autres pays. Une des raisons invoquées pour expliquer cette observation était la consommation plus élevée de curcuma en Inde, mais cette explication n’est toujours pas appuyée par des données scientifiques. Il a été démontré chez l’animal que la consommation de curcumine améliorait les déficits cognitifs reliés à la maladie d’Alzheimer, par des mécanismes encore peu connus. Probablement que les différentes propriétés de la curcumine (telles les propriétés antioxydante, anti-inflammatoire et hypocholestérolémiante) pourraient être associées à cet effet. Une étude est en cours chez des sujets atteints de la maladie d’Alzheimer afin d’évaluer l’efficacité de la curcumine pour le ralentissement de cette maladie.

Autres effets. Le curcuma est traditionnellement utilisé pour protéger le foie contre diverses agressions. Certaines études ont démontré un effet hépatoprotecteur du curcuma in vitro et chez l’animal, mais aucune donnée chez l’humain n’est disponible actuellement. De plus, des extraits de curcuma ont démontré des propriétés antimicrobiennes contre une variété de bactéries, parasites et champignons pathogènes, in vitro et chez l’animal.

Nutriments les plus importants
Voir la signification des symboles de classification des sources des nutriments

Fer. Le curcuma moulu est une source de fer. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Il est à noter que le fer contenu dans les aliments d’origine végétale (comme le curcuma) est moins bien absorbé par l’organisme que le fer contenu dans les aliments d’origine animale. L’absorption du fer des végétaux est toutefois favorisée lorsqu’il est consommé avec certains nutriments, telle la vitamine C.

Manganèse. Le curcuma moulu est une source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

Précautions

Il est bien démontré que certains composés contenus dans le curcuma possèdent un effet antiplaquettaire in vitro27. Ainsi, même si cela n’a pas été évalué chez l’humain, la consommation de grandes quantités de curcuma avec la prise de médicaments pour le sang (tels l’héparine, le coumadin ou l’aspirine) pourrait avoir un effet anticoagulant additionnel et augmenter les risques de saignement28,29. Il est fortement conseillé aux personnes sous anticoagulothérapie de consulter un professionnel de la santé pour connaître les interactions possibles entre leurs médicaments et certaines épices.

De façon générale, la consommation usuelle de curcuma ne procure pas d’effet indésirable. Par contre, la consommation de curcuma sous forme de suppléments est contre-indiquée dans certains cas (grossesse, ulcère d’estomac). À ce sujet, voir la fiche Curcuma (psn).

Le curcuma au fil du temps

Le terme « curcuma » vient de l’espagnol qui l’a lui-même emprunté à l’arabe kurkum, lequel désignait originellement le safran. Il est apparu dans la langue française en 1559.

Une épice qui a du mérite
En anglais, curcuma se traduit par turmeric, mot qui dérive du français « terre-mérite »; c’est ainsi qu’on appelait jadis cette plante, probablement par allusion à la poudre jaune, qui rappelle des pigments minéraux.

Le curcuma est une épice qui fait l’objet d’échanges commerciaux depuis tellement longtemps que l’on ne peut déterminer avec certitude son centre d’origine. Mais on pense qu’il vient du sud ou du sud-est de l’Asie, peut-être plus spécifiquement de l’Inde, d’où il se serait diffusé dans toute l’Asie, de même qu’au Proche et au Moyen-Orient, il y a des milliers d’années. Son emploi en Inde remonte aux temps védiques, c’est-à-dire à 4 000 ans, voire plus. Il servait en cuisine, en médecine, de même que dans les cérémonies religieuses. Les Chinois et les Arabes l’emploient également depuis longtemps. Par contre, en Occident, en dehors de ses usages médicinaux et tinctoriaux, son emploi n’a jamais été très répandu. Dans l’Europe médiévale, il n’y avait pratiquement que les Espagnols pour l’apprécier, peut-être sous l’influence des Arabes qui ont occupé leur pays pendant plusieurs siècles. Aujourd’hui, il est plus populaire, quoique généralement restreint à la cuisine indienne ou arabe.

L’Inde est le plus grand producteur et le plus grand consommateur de curcuma au monde. La Chine, le Bengale, Taiwan, le Pérou, Java, l’Australie, les Antilles, l’Indonésie, les Philippines en cultivent également.

D’autres espèces de curcuma sont cultivées dans le Sud-Est asiatique pour leurs jeunes pousses, leurs feuilles, leur inflorescence ou leur rhizome, dont on se sert en cuisine ou en herboristerie.

Curcuma bio principes actifs et propriétés
Curcuma bio principes actifs et propriétés

Usages culinaires

Bien choisir
Le rhizome frais est nettement plus savoureux que la poudre, mais on le trouve rarement en Occident. Chercher du côté des épiceries asiatiques. N’acheter la poudre qu’en petites quantités, car son arôme se dissipe rapidement.

Comme beaucoup d’épices, le curcuma est de plus en plus irradié en vue d’augmenter sa durée de conservation et limiter les infestations d’insectes ou de maladies durant l’entreposage. Les personnes qui s’opposent à ce processus peuvent se procurer du curcuma issu de l’agriculture biologique dans les magasins de produits naturels ou dans la section des produits bio des épiceries.

Apprêts culinaires

En Inde, on l’emploie libéralement dans le riz, les pommes de terre, les lentilles et les légumes, et il entre dans la composition de pratiquement tous les plats de curry ainsi que dans les chutneys.
À la Réunion, on s’en sert pour lier les sauces et corriger l’acidité de certains mets.
Nasi kuning (riz jaune) : ce plat festif de l’Indonésie se prépare avec du riz à long grain, du lait de coco, du bouillon de poulet (que l’on peut remplacer par du bouillon de légumes), du curcuma, de la citronnelle, de la cannelle, du clou de girofle, des feuilles de pandanus (vendues dans les épiceries asiatiques), des feuilles de salam (une plante de la famille des myrtacées, qu’on peut remplacer par du laurier) et du rhizome de galanga (frais ou en conserve dans les épiceries asiatiques). Mettre tous les ingrédients dans une casserole ou un cuiseur pour le riz. Retirer les feuilles avant de servir. Le riz est généralement présenté sous la forme d’un gros cône entouré de légumes et de viande, poisson ou fruits de mer.
Il peut colorer diverses préparations, comme la pâte à crêpes ou à gaufres, ou encore, du chou-fleur, qu’on aura d’abord cuit quelques minutes à l’eau bouillante, puis fait revenir avec des oignons. Ajouter un peu d’eau, un piment fort haché, de la noix de coco râpée, du curcuma, saler, poivrer et cuire jusqu’à tendreté. À la fin de la cuisson, arroser d’un filet de jus de citron.
Ou on en colorera les vinaigrettes et, pourquoi pas, les glaces ou les sorbets.
Piccalilli : cette marinade créée par les Anglais lors de leur occupation de l’Inde comprend divers légumes (petits oignons, concombre, chou-fleur, haricots verts, tomates vertes) qui sont mis à macérer 24 heures avec du sel, puis égouttés. On les fait ensuite cuire avec du vinaigre, de la farine, du sucre (ou du miel) et du curcuma, puis on les met dans des pots de conserve.
On en mettra également dans les marinades de concombre, avec des feuilles et des graines d’aneth.
Poulet à la marocaine : mélanger 1 c. à soupe de farine avec 1 c. à thé de cannelle, de cumin et de curcuma. En enrober des morceaux de poulet que l’on fera ensuite revenir cinq minutes de chaque côté dans un peu d’huile. Diluer 1 c. à soupe de farine dans du bouillon, ajouter au poulet avec des dattes et des amandes, couvrir et cuire une dizaine de minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit à point.
Rendang indonésien : ce plat à base de fines tranches de boeuf se prépare en faisant mariner la viande 30 minutes dans une préparation composée de sauce soya, oignon, ail, gingembre, galanga, curcuma et eau. Passer tous les ingrédients au mélangeur. N’employer que la moitié de la sauce pour mariner la viande. L’autre moitié sera mélangée avec du lait de coco et de la citronnelle, puis chauffée à feu doux jusqu’à réduction de moitié. Puis, mélanger les deux préparations et cuire environ 50 minutes. Servir sur du riz.
On peut en assaisonner une soupe, une crème ou un velouté, par exemple une crème de courgette ou de courge. Pour lui donner un peu de consistance, y faire cuire du riz avant de passer la préparation au mélangeur, et pour lui donner une petite note acidulée, ajouter un filet de jus de citron à la fin de la cuisson.
Pilaf : en ajouter au pilaf de boulghour, quinoa, amaranthe, riz sauvage, etc.

Conservation

Conserver la poudre dans un contenant hermétique au frais, au sec et à l’abri de la lumière. Le rhizome frais se conservera une ou deux semaines au réfrigérateur dans un sac de plastique perforé.

Jardinage biologique

Toute l’année!
On peut cultiver le curcuma en pots à l’extérieur pendant toute la belle saison et les rentrer lorsque le gel menace.

Bien qu’il s’agisse d’une plante tropicale, on peut cultiver quelques pieds de curcuma chez soi si on les démarre à l’intérieur en janvier ou février pour les mettre en pleine terre une fois le risque de gel écarté.

On plantera un morceau de rhizome frais ou l’on se procurera un plant chez un pépiniériste spécialisé.

Pour la production en contenant, utiliser un gros pot à fleurs (au moins 30 cm de diamètre), rempli d’un très riche terreau, le curcuma étant très exigeant. Veiller à garder la terre humide sans qu’elle soit détrempée pour autant.

La récolte se fait de neuf à dix mois après la plantation. Pour la conservation, on fait bouillir le rhizome, puis on le pèle et le fait sécher dans un déshydrateur ou un four réglé à très basse température jusqu’à ce qu’il ait perdu environ 75 % de son volume.

Écologie et environnement

Des chercheurs indiens ont découvert que la poudre de curcuma pouvait inhiber diverses maladies du riz transmises par la graine. Cette plante réputée pour ses propriétés antioxydantes pourrait donc permettre de diminuer, voire éliminer, les fongicides et bactéricides chimiques dans les plantations de riz.

Le curcuma : digestion et prévention des cancers

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Le curcuma bio une épice également utilisée comme colorant alimentaire de couleur jaune orangé.

Riche en curcumine fortement anti-oxydante, ses propriétés thérapeutiques font l’objet de nombreuses études scientifiques : digestion, fonctionnement hépatique, douleurs inflammatoires comme celles causées par l’arthrite, santé cardio-vasculaire, prévention des cancers…

Colorant, épice et outil thérapeutique traditionnel
Le curcuma, Curcuma longa, est une plante herbacée de la famille des Zingibéracées, comme le gingembre. Son rhizome est utilisé depuis des millénaires, notamment en Inde, pour ses propriétés thérapeutiques, sa saveur et sa couleur orangée si caractéristique. Il est l’un des principaux ingrédients du fameux curry indien. Ainsi, le curcuma a longtemps été utilisé comme colorant alimentaire et textile avant l’arrivée des colorants de synthèse. Aujourd’hui encore, l’industrie alimentaire utilise la curcumine (l’un des principaux constituants du curcuma) comme colorant, sous le code E100.

Le curcuma : digestion et prévention des cancers
Le curcuma : digestion et prévention des cancers

Propriétés thérapeutiques du curcuma
L’utilisation traditionnelle du curcuma dans la médecine ayurvédique, comme anti-inflammatoire et soutien de la digestion, a intéressé les chercheurs : de nombreuses études et essais cliniques ont été réalisés autour du curcuma, et plus particulièrement de la curcumine. Ses principaux intérêts thérapeutiques sont les suivants :

Action anti-inflammatoire : douleurs articulaires, notamment liées à l’arthrite rhumatoïde, réduction des oedèmes post-opératoires, douleurs pré-menstruelles chez la femme, inflammations cutanées de type eczéma…
Sphère digestive : troubles hépatiques, dyspepsie (troubles digestifs se manifestant par des maux d’estomac, des nausées, une diminution de l’appétit, une sensation de surcharge digestive…), ulcères gastriques (par inhibition de la bactérie Helicobacter pylori)…
Système cardio-vasculaire : prévention de l’oxydation du LDL-cholestérol et possible réduction du taux de cholestérol total, permettant de supposer un effet protecteur du curcuma contre l’athérosclérose ;
Prévention des cancers grâce à l’action fortement anti-oxydante de la curcumine.
Cependant, pour avoir un effet thérapeutique, la curcumine doit être présente à des concentrations importantes, difficiles à obtenir ailleurs que dans le tube digestif. C’est donc dans le traitement des troubles digestifs que le curcuma semble être le plus efficace, du moins sous les formes galéniques (et aux concentrations) disponibles en phytothérapie.

Conseils de consommation
A noter que la curcumine est liposoluble et qu’elle est mieux assimilée par l’organisme si elle est accompagnée de matières grasses : curcuma utilisé dans les plats en sauces, capsules ou comprimés pris avec une huile végétale, ou encore dilution d’une cuillerée à café de curcuma dans un verre de lait (lait de vache ou lait de soja).

Enfin, si vous avez l’habitude d’utiliser du poivre en cuisine, surtout ne changez rien : le potentiel thérapeutique du curcuma est maximisé en cas de consommation simultanée de poivre noir !